La libellule bleue

"Elsa Linux à St Tropez"

 

On la connaissait lubrique, sans foi ni loi, extrovertie jusqu'à la perversion ... On n'a pas oublié ses fantaques aventures amoureuses, ses jeux érotiques et ses expériences étranges. Et elle revient.

Ou plutôt elle descend ... à St Tropez. Pour retrouver Titus son amoureux gigolo. Seulement sa quête de l'amour ne sera pas sans croiser quelques autochtones aux moeurs pas très catholiques qui se plairont aux jeux les plus sensuels ... Elle rencontrera entre autres des milliardaires sexuellement redoutables, une masai lesbienne aux allures de tigresse et trois bons gars du Sud qui n'ont rien à envier à leurs voisins richissimes ...

Autant dire qu'elle ne sait plus où donner de la tête, notre Elsa. Jusqu'à ce qu'on lui confie une mission de la plus haute importance. Et il en va de l'honneur de la France. Autant dire qu'il faudra y mettre tout son coeur à l'ouvrage et prendre des risques inconsidérés ... ou peut-être mesurés ...

Petite Coline.

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"Le journal d'Elsa Linux"

 

L'antigenre fait ses preuves ... Le journal d'Elsa Linux porte fièrement le surnom de "parodie du journal de Bridget Jones". Alors peut-on parler de réelle concurrence ?

Elsa Linux est d'un autre monde et je ne crois sincèrement pas qu'elle soit l'opposée de sa rivale anglosaxonne. Je dirais plutôt qu'elle est l'identique mais sans pudeur aucune, sans raison ni peur. Sans foi ni loi comme on dirait si souvent.

Dans son univers proche des frasques d'Octave le héros de Begbeider elle raconte son quotidien sexuellement et politiquement incorrect et son désarroi de presque trentenaire. Le cap !!! Mais pour autant le temps de renier la réalité des penchants si exquis de ce monde ? Pourquoi dire "non" aux pulsions de ses divers partenaires simplement parce qu'on a trente ans ? Jonglant de relations sado-masochistes en relations lesbiennes, de soirées plus que mondaines en relations sodomites intimistes, réussira-t-elle à trouver l'Amour ? Et si oui, lui trouvera-t-elle une place dans son agenda ? 

Drôle, envoûtant, dérivant, décadent, cette confession crie haut et fort ce que tout le monde ose nier. Sujet tabou que la sexualité des femmes mais pourtant si instructif à une ère où on commence seulement à accepter l'idée que les femmes ont aussi leur mot à dire et qu'elles auraient bien des choses à nous apprendre ...

Petite Coline.

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"Le pensionnat" de Jerôme Kob

 

Je venais de découvrir ce qui allait dorénavant occuper tant de place dans ma vie : la volupté. Rien à voir avec mes branlettes solitaires et pressées. Un univers s'ouvrait devant moi et j'avais déjà le pressentiment que je ne résisterais pas à la force d'attraction.

 Camille a tout juste quinze ans et pour ce qu'elle en sait, elle aime le sexe dans toute la volupté qu'il peut apporter. Audacieuse et aventureuse, elle se risque dans des histoires uniques où le désir et le plaisir n'ont pas de limite à la seule condition qu'elle garde sa virginité. Prise en flagrant délit avec son copain, nus comme des vers, elle est envoyée dans un pensionnat catholique pour filles, réputé pour sa sévérité. Mais dans l'ombre, le dortoir des filles abrite des rites bien étranges pour lesquels Camille saura vite succomber ...

Lecture érotique et surtout inventive, "Le pensionnat" est un livre envoûtant. Jérôme Kob sait parler de l'amour et du sexe avec simplicité et en même temps avec des mots doux et poétique. Il sait rendre parfois l'acte, bestial, d'autres fois, gracieux. Seul hic, on reste un peu sur notre fin. Le rouage du livre très bien ficelé peine sur les dernières lignes et le choix du dénouement me semble quelque peu léger par rapport au reste du roman.

Lecture pour adultes uniquement !!!

Kartapus.

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"Baise moi" de Virginie Despentes

(Affiche du film adapté du roman de Virginie Despentes et réalisé par Virginie Despentes et Coralie Trin Thi)

  

            Nadine et Manu n'ont rien à envier aux autres. Elles sont l'exemple même de la déchéance humaine. Deux points d'honneur ironiques au milieu d'une civilisation bien trop commune.

 

            Lorsque leurs deux destins se croisent, non, que dis-je, se plaquent l'un à l'autre, elles décident de prolonger leur enfer sur cette terre. De balles perdues en casses illogiques, elles s'aventurent dans ce monde dangereux sans loi aucune où seule la violence improvisée règne. Tout ce sang versé dans un seul but : trouver la mort plutôt que de l'effleurer. Mais attention pas n'importe quelle mort. Non, celle qui survient quand on ne l'attend plus. Celle qui vous laisse un goût amer dans le creux de la gorge comme une furieuse envie de gerber tout son soûl.

 

            Sexe, drogue, alcool, violence font de ce livre une pièce unique à conserver précieusement dans sa bibliothèque mais toutefois loin des âmes sensibles. Cracher sa colère, vomir sa haine peut heurter les âmes innocentes peu soumises à ce genre littéraire où encore une fois Virginie Despentes est maîtresse.

 

            Âmes sensibles s'abstenir.

 

            Kartapus.

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« Mordre au travers » de Virginie Despentes

 

 

            Mordre au travers. Mordre en plein cœur là où les sentiments blessent et sont vulnérables. Mordre le peu de dignité qui nous reste. Mordre l'autre. Mordre son ego. Mordre là où ça fait mal. Mordre sa chair ou celle de l'autre. Mordre l'être aimé ou l'être haï. Mais avant tout mordre avec féminité et déterminisme.

 

            Virginie Despentes n'a plus besoin aujourd'hui de se revendiquer puisque son écriture unique, elle seule, suffit à la placer dans sa catégorie et à l'élever sur un piédestal trash et chaotique. Auteur de nombreux romans applaudis par les lecteurs tels que Baise-moi (1994) ou Bye Bye Blondie (2004), elle s'impose ici avec ce recueil de onze nouvelles parues dans divers magazines ou inédites toutes liées par le même thème propre à Virginie Despentes : la Femme. Celle que l'on désire, celle que l'on aime, celle que l'on déteste, celle que l'on détruit ... Avec un franc parler qui n'a pas son pareil et des propos toujours aussi tranchants Virginie Despentes vous lacère les tripes jusqu'à presque en vomir.

 

            A lire impérativement mais à ne pas laisser entre toutes les mains.

 

            Kartapus.

 

Rappel : cet ouvrage contient des passages susceptibles de heurter la sensibilité de certains lecteurs.

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